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Ouvrage d´artillerie de BOUDA

Les relations entre la Tchécoslovaquie et l´Allemagne, jusqu´au ce temps quasi bons ont bien dégradées après l´arrivée d´Adolf Hitler au pouvoir. Les autoritées tchécoslovaques ont travaillé sur la conception de la défence de l´état, protégeant le territoire devant un attaque brusque de l´ennemi. Il semblait que l´Europe va vers la révision du système de Versailles. Il faut mentionner que la Tchécoslovaquie a été dans le deuxième moitié des années 30 le dernier état démocratique dans l´Europe centrale. Ses voisins, sauf Autriche et surtout la Roumanie alliée, avaient les régims autoritaires. La frontière commune avec l´Allemagne présentait 1545 kms, après l´invasion d´Allemagne dans l´Autriche en 1938 même 2103 kms. En plus d´Allemagne c´était aussi la Hongrie qui devait être considéré comme un ennemi potentiel (avec les 832 kms de la frontière commune). Même la frontière avec la Pologne (de 983 kms) était considérée comme incertaine. C´était seulement la frontière avec la Roumanie (l´allié de la Petite Entente) qui a pu être restée non protégée. La forme allongée de la Tchécoslovaquie était extrèmenent défavorable à la défense. L´autre facteur était la possibilité de mettre sur pied de nombreuses unitées militaires vis à vis du nombre des habitants. Après avoir pris en considération toutes les éventualités, (matières premières, capacitées d´industrie, etc., et après les renseignements de la part des authoritées françaises, la Tchécoslovaquie a commencée avec la construction des fortifications sur ses frontières et cela à partir de 1935. Au même temps, les autoritées tchécoslovaques ont pris d´autres décisions concernant la modernisation entière de l´armée. Comme modèle pour la construction de la fortification tchècoslovaque servait la Ligne Maginot, construite en France à partir de 1929. Nos experts ont utilisé beaucoup d´expériences françaises, mais ils ont résolus beaucoup de problèmes aussi par eux mêmes. Le résultat était une fortification résistante, très moderne qui présentait la pointe des fortifications mondiales. Les travaux ont étés interompus en octobre 1938 après l´acceptation de traité de Munich sur la pression des alliés politiques. Selon la décision des représentants de la Grande Bretangne, de France d´Italie et d´Allemagne, la Tchécoslovaquie a du cesser au Allemagne tous les territoires avec la majorité de population allemande, et cela le 10 octobre au plus tard. Malgré l´existence d´un pact entre la Tchécoslovaquie et la France, concernant une aide militaire, la France n´était ni prête, ni décidée d´intervenir au profit de la Tchécoslovaquie. Il n´était pas exclu que la Tchécoslovaquie ne pourra pas résister dans ces nouvelles circonstances. Notre gouvernement a accepté le dictat de Munich en vue de sauver des vies humaines. Cette décision a été ménée par une crainte que même en défendant sa propre intégralité, la Tchécoslovaquie pourra être déclarée comme un agresseur et condamnée sur le forum international. Le monde ne connaissait pas encore Adolf Hitler et sa partie nationaliste et leur méthodes. Le 10 octobre 1938 la Tchécoslovaquie a cédée les territoires démandées – les Sudètes. Sur l´annexion a participé aussi la Pologne (Territoire de Těšínsko), et Hongrie (partie de la Slovaquie du sud).

Presque toutes les fortifications construites se trouvaient sur les territoires cédés aux Allemands. Nos soldats ont étés obligés de les quitter sans avoir l´opportunité de les défendre. La Tchécoslovaquie a été privé de toutes possibilitées de se défendre efficacement. Aucunes garanties internationales n´ont pu empêcher l´Allemagne d´occuper ce qui restait du territoire tchécoslovaque, le 15 mars 1939. La Slovaquie a déclaré son indépendance un jour avant, le 14 mars 1939. Ce sacrifice d´un pays démocratique au profit de la dite „sécurité européenne“, et le paix, n´a pas une analogie dans l´histoire de l´Europe moderne.

Vu la longueur des frontières, il était impossible de construire les lignes continues de casemates. Le modèles plus répandus et utilisés étaient les blockhauses Mle 36, et Mle 37. Le blockhauses Mle 37, dites “řopíky“ étaient construits par une manière très moderne, et par sa conception présentaient une pointe mondiale dans sa catégorie. En septembre 1938, ça veut dire dans une année et demie, 9148 de ces blockhauses ont étés construits.

Dans les endroits les plus importants, nous avons édifié les fortifications plus importantes, dites „lourdes“, constituées surtout de casemates. Il s´agissait de constructions robustes, normalement à deux étages, armées par les jumelages de mitrailleuses et dans la plupart absolue aussi par les canons antichar. Les cloches pour armement diverse et la surveillance des abords sont typiques pour eux. Chaque casemate était absolument indépendante concernant l´eau potable, chambres de neutralisation avec les filtres à air, les stocks de munition et d´approvisionnement. L´électricité a été fournie par ses propres groupes électrogènes. L´équipage allait de 12 à 48 hommes. Les casemattes différeaient d´un cas à l´autre par les formes, l´épaisseur de murs et plafonds. C´était selon leur emplacement dans le terrain et les plans tactiques.

Dans les endroits les plus délicats pour la défense étaient construits les ouvrages d´artillerie, destinés comme les pilliers de renforcement de la ligne fortifiée. On a planifié 15 ouvrages sur la frontière du nord seulement, et cela entre Bohumín à l´est et Žacléř près de Trutnov à l´ouest. Le gros oeuvre a été achevé aux 5 ouvrages, 5 autres étaient en état de construction, avec un bloc construit au moins. Les cinque restants étaient sur les plans. Il existait aussi un système d´obstacles antipersonnels et antichars, formant avec les fortifications un réseau difficilement franchisable tout près de notre frontière, et même à l´intérieur du pays. Il existait aussi un réseau téléphonique de fortification, assurant les liaisons, et le réseau de routes militaires entre la fortification et les casernements de sûreté conçus pour les équipages de fortifications.

L´ouvrage d´artillerie de BOUDA se trouve parmi les 5 ouvrages achevés par raport à la construction (d´une quinzaine d´ouvrages planifiées), et un seule dans son état d´origine qui est accessible aux visiteurs. L´ouvrage comporte cinq blocs, construits dans la protection plus haute (IV), les plafonds et le murs exposées au coups d´ennemi ont l´épaisseur de 3 m 50 du béton armé. Ils ont pu résister aux obus allant jusqu´au 420 mm et aux toutes les bombes aériennes connues à l´époque. Les blocs d´ouvrage sont liés entre eux mêmes par les galeries souterraines et les salles. Il y avait tout l´équipement nécessaire pour que l´équipage puisse se battre même dans l´encerclement pendant plusieurs semaines. L´équipage prévu pour Bouda devait avoir 316 hommes spécialement entraînés et une demi-compagnie d´infanterie (87 hommes), utilisable pour les combats éventuels sur les superstructures. Donc c. 400 hommes.

L´équipement de l´ouvrage n´était pas encore entièrement sur place en septembre 1938. Il manquait la tourelle avec les deux obusieurs de 10 cm, l´équipement de l´usine, et l´équipement de la salle de neutralisation. L´équipage provisoire pendant la mobilisation générale en 1938 a été composé de 119 soldats de 5ème bataillon du 19ème régiment frontalier.

La construction de l´ouvrage a commencée le 1 octobre 1936 et le gros oeuvre a été fini dans 24 mois seulement. Il y travaillait, selon les périodes, entre 250 et 800 ouvriers. La société qui a gagné le concours appartenait à Ing. Zdenko Kruliš de Prague. La somme prévue a été fixé au 28,5 milions de couronnes tchèques d´époque pour le gros oeuvre. Le prix du ciment, de produits en fer, et d´instalation n´est pas ajouté à ce prix. Ce matériel était assez souvent délivré directement par les authoritées militaires. Le prix d´ouvrage équipé et armé était bien sûr beaucoup plus élevé.

Le circuit de visiteurs commence dans le bloc d´entrée K – S 22a. Il est placé sur la peinte adossée du sommet de Bouda, pour éviter les regards indiscrets et les tirs directs de l´ennemi. C´était nécessaire pour le ravitaillement calme et continu, étant donné que l´entrée servait pour l´équipage ainsi que pour le ravitaillement, surtout en munition entre autre. Le bloc d´entrée, placé très en arrière de la ligne de blocs de combat, n´était pas incorporé dans la ligne de la résistance principale, donc il était très faiblement armé. Chambre de tir de droite comporte une mitrailleuse Mle 37, celui de gauche un fusil-mitrailleur Mle 26 seulement. Le bloc possédait deux cloches G.F.M. (Guetteur fusilier mitrailleur), coulées d´un acier de moulage spécial. Leur épaisseur était de 30 centimètres, leur poids dépassait 52 tonnes. Les deux cloches, chaque avec quatre créneaux, permettaient ensemble la défence circulaire. Le quatrième fusil-mitrailleur du bloc été placé dans un créneau de galerie en coude d´entrée, d´où il protégeait l´entrée pour les camions, si la porte blindée était ouverte, ou dans le cas de sa déstruction. Les servants de ce fusil-mitrailleur avaient la possibilité d´accés direct aux arme de l´étage inférieur par une ouverture dans le sol, muni avec les marchepieds.

Le bloc a été très endomagé par les essais allemands pendant l´occupation et était refait entre 1949 et 1950. Même ses cloches étaient enlevées pendant la guerre et soit réutilisées par les Allemands sur leur fortification en Silésie (aujourd´hui appartenant à la Pologne), sur le Mur d´Atlantique en Bretagne et en Normandie, ou sur le Westwall en Allemagne. C´était le destin de plupart des créneaux enlevés, les cloches ont fini dans la majorité dans le aciéries comme le matière première. Pour que vous puissiez vous imaginer l´aspect d´une cloche GFM, l´Association a placé une cloche GFM de sa collection devant le bloc d´entrée. Étant donné qu´il s´agit d´une cloche d´une casemate construite dans la protection II, ses parois et plafond ont l´épaisseur de 20 centimètres seulement, et elle pèse 21 tonnes environ.

Étant donné que l´armée tchécoslovaque supposait de créer un grand dépôt dans l´ouvrage de Bouda après la guerre, les parties endommagées du bloc d´entrée étaient démolies par les experts et rébétonnées selon les plans d´origine. (Les traces de forages pour les charges d´explosifs sont toujours visibles.) C´est pourquoi ils manquent les enduits dans certains endroits, vous voyez les restes de coffrages et une jointure, passant par le plafond et les murs entre le nouveau et ancien béton est clairement visible. L´entrée proprement dite, a du être fermée par une porte-grille pliable et par deux portes en acier avec les créneaux. La première porte à éclipse verticale. Une fois ouverte, elle se cacheait sous le sol (l´orifice est obstrué aujourd´hui). La porte était épaisse de 7 centimètres, dont 5 centimètres de plaques de blindage. Leur fermeture était assurée en 15 secondes automatiquement après le déclanchement par une contre-poids plus lourd que la porte. Le poids total de la première porte dépassait 20 tonnes. Il y était la deuxième porte (coulissante) après la coude de la galerie d´entrée, mais cette fois-ci à deux vantaux. Son épaisseur était de 4 centimètres et leur poids de 4,6 tonnes environ. La fermeture s´effectuerait à la main et durait 30 secondes. Une fois serrées contre leurs cadres, les deux portes blindées étaient étanches et formaient le SAS (fermeture avec surpression). Il s´agissait d´un tronçon de galerie indispensable dans le système d´aération de l´ouvrage. En cas d´une attaque par les armes chimiques cet endroit a du servir pour la décontamination des camions. Malhereusement, aucune porte n´était sur place en septembre 1938. Après les deux portes, nous trouvons une place pour le déchargement des camions (il y a de place pour le deux camions moyens d´époque). C´est ici où le matériel a du être déchargé des camions et mis sur les wagonnets de la voie ferrée de l´ouvrage d´un écartement de 60 centimètres. Par cette voie ferrée le matériel a pu être ramené dans presque tout l´ouvrage. L´entrée pour l´équipage est à droite de l´entrée pour les camions, en regardant d´en dehors. La porte-grille d´entrée a été deféndue par un créneau pour le pistolet ou le fusil. Après le coude d´entrée se trouve l´orifice d´aspiration principale de la salle de neutralisation de l´ouvrage, placée à l´intérieur à côté de la galerie principale. Dans le bloc d´entrée se trouvent: Deux chambres de tir, sa propre salle de neutralisation, trois magasins à munition, deux dortoirs (six soldats), et (un sous-officier), deux chambres pour le radio, la poste du chef du bloc, latrines et lavabos, le dépôt pour la nourriture, et magasin d´outils.

Remarquez l´emplacement de deux piliers qui autrefois séparaient l´espace pour les camions de celui pour les wagonnets. Ils étaient dynamités pendant les adaptations après la guerre. Nous continuerons notre visite de galeries en descendant par un plan incliné qui a 26 marches. Il y a les encaissements dans les marches pour les rails et les câbles de traction. Le plan incliné était équipé par deux wagonets en forme triangulaire. Vous voyez un original sur le côté gauche sur les rails restaurés. Sur les platformes de ces wagonnets spéciaux, tractés par les câbles, actionnés par un treuil électrique, descendaient les wagonnets normaux de la voie ferrée, chargés par le matériel. Ça permettait de ne pas décharger les wagonnets à deux reprises.

Nous sommes descendus au sous-sol d´ouvrage. C´est l´égout visitable qui bifurque à droite. Cet égout est long presque 70 mètres, et il canalise toute l´eau excédentaire des sources et même l´eaux usées de la plupart d´ouvrage dans une vallée en face du bloc d´entrée. La galerie devant nous est une galerie principale et elle va tout droit pendant 750 mètres. L´endommagement des murs et de la voute a été provoqué par les aménagements après la guerre, et il s´agit de la capture d´eau de ruisselement (supplémentaire) non finie. En regardant le sol vous voyez que la voie ferrée à double voie fait une voie unique sur certaine distance. C´était donné grâce au fait que avant les dispositifs de mine le mur avec le créneau et avec les portes blindées de 3 cm était prévu. En cas de perte du bloc d´entrée et une attaque en direction de la galerie principale, si l´ennemi est parvenu jusqu´à là, les soldats peuvent défendre la galerie. Si la situation devient intenable, ils peuvent se retirer et faire sauter les explosifs dans les dispositifs de mine. Ces petits couloirs ménent 10 mètres de l´intérieur vers l´avant de la galerie, distantes de 3 mètres de celle-ci. Le matériel sauté a pu barrer la galerie principale, et bloquer l´ennemi. Tout le matériel important se trouvait seulement derrière cette fermeture. Mais il faut constater qu´à partir du moment d´explosion, l´ouvrage ne peut plus être ravitaillé par les munitions et la nourriture, l´aspiration de l´air principal était aussi coupé, même le tuyau d´échapement des groupes électrogènes. Mais pour ce cas assez de machines avaient leur propre propulsion à la main, et chaque bloc possédait sa petite salle de neutralisation. L´équipage n´a pu rester coinçé dans l´ouvrage, étant donné que il y a trois sorties auxiliaires dans l´ouvrage.

Après avoir passé quelques mètres, la galerie principale est barrée par une barrière coulissante. Il s´agit d´une adaptation faite pendant la guerre. Les experts allemands ont examiné ce type de fermeture, utilisé avec faveur plus tard dans beaucoup de fortifications et même dans les bases pour les „armes de revanche“ V1, V2, et V3. Ici à Bouda la barrière coulissante contituait d´un bloc de béton d´épaisseur 1 mètre, et le poids de 20 tonnes. Ce bloc a pu barrer la galerie, mais il n´existe plus. Il était démantelé par les obus pendant les essais, et ses restes ont été liquidés par la génie de l´armée après la guerre. La construction de ce barrière a anéanti la première petite galerie ménant de la galerie principale à la salle de neutralisation. Il existe aujourd´hui seulement la deuxième petite galerie de liaison, mais elle a été élargie pendant la réconstruction de la salle de neutralisation dans les années 50 du siècle dernier. Sa forme d´origine a été un peu différente.

Salle de neutralisation n´est pas accessible au public, étant donné que son plancher n´est pas achevé. Le groupe de filtres, équipés avec les garnitures contre la poussière et contre les gas nocifs, a du nettoyer l´air aspiré de l´extérieur, avant de le pousser vers l´intérieur d´ouvrage. Il y avait une légère surpression dans tout l´ouvrage. Ainsi l´air sortait en permanence par les petits manques d´étancheité (autour les armes dans les créneaux par exemple), a empêché de faire rentrer l´air gazé de l´extérieur. Donc il´était impossible d´anéantir l´équipage par les gas nocifs. La salle de neutralisation n´était pas équipée en septembre 1938. Il y était seulement quelques tronçons des conduits ajustés qui permettaient une régulation organisée d´aération, et le chauffage dans la caserne. Au-delà d´entrée dans la salle de neutralisation nous trouvons l´emplacement de la deuxième barrière coulissante. Sa construction était analogue sauf le châssis, mais l´emplacement a été renversé. Sa construction a anéanti l´entrée dans l´usine avec les générateurs, qui se trouvant sur le côté droit de la galerie principale.

A droite vous voyez l´entrée dans une grande salle longue de 25 mètres. C´est l´ancien dépôt de carburant, de l´huile , et de l´eau de refroidissement. Cette salle est jointe par deux petites galeries sur le côté droit avec l´autre salle longue de 30 mètres. C´était le centrale électrique, qui assurerait avec ses trois groupes électrogènes de 80 kW l´électricité en cas de la coupure d´alimentation de l´extérieur. Il y était encore un compresseur pour le remplissage des bouteilles à pression (les groupes se démarraient avec l´air comprimé), un groupe électrogène auxiliaire de 8 kW, pour assurer la marche de compresseur et pour l´éclairage de l´usine. Dans la partie arrière devait être placé l´atelier principal, dans la partie de devant il y avait le silencieux d´échapement sous le plancher. L´échapement passait sous le plancher de galerie et son orifice était placée sur la dalle du bloc d´entrée. Éclairage de secours était assuré par les lampes à pétrole. L´usine devait être équipée en 1939. L´équipage devait dons se munir en 1938 avec les improvisations de fortune (lampes à pétrole, l´électricité fournie par le chef de chantier, etc).

Dans cet endroit il y a plus de 30 mètres de toit de la roche surjacente au dessus de la galerie principale.

Nous avons établi pour les visiteurs (dans le cadre de la reconstruction) un spécimen de centrale électrique dans la salle de dépôt de carburant, étant donné que la salle originale est mal accessible suite à l´adaptations effectuées pendant la deuxième guerre mondiale.

Maintenant, 66 mètres de la partie basse du plan incliné, la galerie principale s´élargit pour devenir un grand entrepôt. Vous vous trouvez dans l´endroit en face du magasin à munition M1 (magasin principal). La première grande salle à gauche longue de 40 mètres servait pour stocker 6000 obus de 10 cm . La salle a du être fermée par deux cloisons et une porte résistante au pression, épaisse de 1 cm.

La deuxième salle est plus petite, et elle a du servir comme un dépôt de munition pour les mitrailleuses. La munition été stockée dans des petits coffrêts en bois avec une cale en zinc qui assurait l´étanchéité. Tous les endroits où les inscendies peuvent se propager, étaient munis avec les douches et les rideaux d´inscendie, et fermés par les portes en acier, épaisses d´un centimètre.

Il y a quatre pièces sur le côté droit de l´entrepôt. La première servait comme une chambre de laboration d´artillerie pour les réparations simples d´obus. La deuxième chambre a du servir pour les pompes à eau et les réservoirs sous pression. Une pompe avait un débit très important et servait en cas d´incendie. un réservoir d´eau se trouve sous le plancher de cette pièce. Ce réservoir a été alimenté par les sources qui se trouvaient dans les galeries et salles, y compris  la source dans une niche au fond du magasin de la munition d´artillerie. L´eau était pompée dans diverses réservoirs, placés un peu partout dans l´ouvrage. La troisième pièce servait comme la chambre de laboration d´infanterie, où les soldats faisaient les petites réparation de mitrailleuses. La quatrième pièce servait comme le magasin de grenades à main. La troisième pièce à gauche (après le magasin M1 et magasin de la munition pour l´infanterie) servait comme un magasin de fusées d´éclairage et de signalisation. L´entrée de cette pièce a deux coudes pour les raisons de sécurité. Même ici on a compté avec les douches et les rideaux de l´eau, et avec les portes résistantes contre une pression.

Pendant la mobilisation générale presque toute la dotation de la munition d´infanterie était déjà stocké dans l´ouvrage - plus qu´un million de cartouches du calibre 7,92 mm.

J´ai mentionné déjà que l´ouvrage était réparé après la guerre entre 1949 et 1950. Outre le bloc d´entrée, la galerie principale et les salles dans la partie avant, la génie a commencée avec le percement de nouvelles salles (11 au total), car l´ouvrage devait devenir un très grand dépôt de munition. Les autoritées militaires n´ont plus pensé à une utilisation défensive proprement dite, étant donné que la nouvelle frontière allemande se trouvait maintenant quelques centaines de kilomètres plus à l´ouest. Le percement a commencé par deux salles seulement, mais même dans ce cas l´oeuvre est resté inachevé avec quelques dizaines de mètres de galeries de direction, non finies, et non bétonnées. Une de ces galeries est à gauche, l´autre à droite de la galerie principale. Pendant l´hiver ces galeries servent, comme beaucoup d´autres endroits, comme un abri pour les chauve-souris, protégées par le loi. Depuis que les visites sont organisées, leurs nombres augmentent progressivement.

En face de la deuxième galerie non terminée se trouve une chambre de coupure basse. Il y a un lacet en fer dans le plancher et un tuyau en acier au plafond. Ce tuyau méne jusqu´à la surface, éloignée plus que 45 mètres. En haut, il se termine dans un blockhaus spécial en béton, dite chambre de coupure d´en haut, où était un lacet similaire dans son plafond. Un câble en acier était ridé entre ces deux lacets, et les câbles téléphoniques étaient attachés à ce cable-porteur. De chambres de coupure d´en haut les câbles continuaient aux arrières, enterrés dans la profondeur de trois mètres. Sur les superstructures de Bouda se trouvent deux chambres de coupure d´en haut. L´autre, celle de bas est distante de quelques mètres et est illuminée. Il y a un toit de 50 mètres de rocher au-dessus de cette deuxième chambre de coupure. Troisième câble téléphonique sortait de l´ouvrage par le bloc d´entrée pour assurer une liaison avec la caserne à Těchonín. Cette liaison multiple était établie pour les raisons de sécurité, la superstructure de l´ouvrage présentait un cible important pour artillerie ennemie.

Les niches peux profondes servaient comme les cachettes pour les soldats pendant le passage de wagonnets. Les consoles en acier à droite sous la voûte servaient comme les supports pour les câbles électriques, téléphoniques, les conduits d´eau et de tuyauterie d´aération.

Vous vous trouvez dans l´endroit où le toit du massiv au-dessus de la galerie est plus important – presque 60 mètres de rocher. D´ici dans chaque direction le toit diminue lentement. Galerie déviant à gauche méne successivement aux casernes, l´entrée à l´infirmerie et, éloignée de 180 mètres, à sa fin se trouve l´entrée au cage d´escalier et l´ascenseur, ménant au bloc K – S 24. Un petit entrepôt dans lequel nous nous trouvons maintenant, servait au transbordement du matériel de wagonnets aux petits chariots avec les roues en caoutchouc.

L´infirmerie se trouve dans la partie arrière de la première salle de casernes. Il y a ici un petit dépôt pour les habillements contaminés, le WC et douche, ambulance, l´infirmerie avec trois lits doubles, et le stock de matériel médical. Vous pouvez vous imaginer les différentes chambres selon les traces de murs sur le plafond ou sur le plancher. Les cloisons ont étées démolies en majorité pendant les années 50 et 60 pendant les adaptations et aussi par les habitants locaux comme un bon matériel de construction.

Bloc d´infanterie K – S 24 est aussi accessible au public, mais aux visiteurs effectuant le grand circuit de visite seulement. Sa cage d´escalier es haute de 31 mètres et comporte 167 marches. C´est la cage d´escalier la plus haute de l´ouvrage de BOUDA. Un ascenseur de 400 kgs était prévu au milieu de la cage. Bloc K – S 24 était grand et bien armé. Les armes principales dans les créneaux sous béton étaien deux jumelages de mitrailleuses Mle 37, dans la chambre de tir marquée. L´autre jumellage de mitrailleuses se trouvait dans la cloche de jumelages. Dans les créneaux auxiliaires sous béton se trouvaient deux fusils-mitrailleurs Mle 26, deux autres armaient deux cloches GFM. En raison du terrain non permettant le passage de chars aucun bloc ne possédait les armes antichar, à la différence d´autres ouvrages. Le bloc a sa propre porte d´entrée sur le terrain, utilisable par les patrouilles. Il y était deux magasins pour la munition de mitrailleuses, salle de neutralisation, deux chambres pour la troupe, magasin pour la nourriture, poste du chef du bloc, chambre pour un téléphoniste, les lavabos et WC.

Pendant l´occupation les experts allemands ont essayé de faire sauter le bloc par une grande charge d´explosifs, placée à côté de ses ondations. Une grande explosion n´a pas éparpillée le bloc qui a été seulement poussé d´un demi-mètre vers la gauche, dans la direction de créneaux principaux. La cage d´escalier a été gravement atteinte, c´est pourquoi l´accès était autrefois assez dangereux. L´équipage comportait 26 hommes.

Nous nous trouvons maintenant dans la première salle de caserne. L´infirmerie, placée dans sa partie arrière est séparée par un mur en briques. Dans la partie centrale se trouvaient les douches et 10 cabines WC, dans sa partie de devant (vers la galerie principale) était l´emplacement pour la cuisine, magasin journalier de la nourriture, magasin de vêtements, dépôt de coke, et dans la baie en face la chaufferie. Il y avait trois circuits d´aération dans la caserne, pour l´aération, le chauffage, et pour l´enlèvement d´air vicié. Les casernes étaient chauffées par l´air chaud. Dans les trois salles suivantes étaient les dortoirs pour la troupe, pour les sous-officiers et officiers et les dortoirs pour les soldats disponibles. Nombre de lits ne correspondait pas aux nombre de soldats. La partie de soldats était logée dans les blocs mêmes, les autres étaient en permanence dans les différents endroits de l´ouvrage. Un lit appartenait à deux hommes. Dans la partie d´avant de la deuxième salle était placé le magasin avec la nourriture de réserve. Chacune des trois salles suivantes possédait toujours deux cabinets de toilette.

La dernière salle servait pour loger les officiers, il y avait les bureaux, poste de commandant de l´ouvrage, la centrale téléphonique. Dans la partie arrière de salle se trouvaient les WC et les lavabos pour les officiers. De cette salle était commandé tout l´ouvrage.
Comme le chef de l´ouvrage était nommé en 1938 le commandant Jan Špale (un soldat avec beaucoup d´expériences pendant la campagne de notre légion en Russie pendant la première guerre mondiale), les commandants de l´équipage étaient les lieutenants d´infanterie Stanislav Kameník et Jindřich Stach.

Maintenant nous continuerons par la galerie principale vers les blocs de combat. Après quarante mètres nous croiserons une gare d´évitement aves la voie d´atelier. Il y a un petit chambre pour stocker le matériel de transport et pour les réparations de wagonnets. Dans ces environs les rails étaient arrachés après la guerre, mais ils sont partiellement refaits aujourd´hui, ce qui rend la voie ferrée utilisable dans toute sa longueur. D´ici nous continuerons par la galerie tout droit pendant 200 mètres, et après il y aura une bifurcation. C´est là où nous tournons à droite dans les espaces servants au bloc tourelle K – S 22.

Il y a trois salles située sous le bloc d´artillerie. La première salle qui a des cloisons partiellement conservés, était l´endroit du commandement de la tourelle. Il y avait le bureau de tir, bureaux, la chambre du commandant du bloc, la centrale téléphonique et la chambre de radio. Dans les deux autres salles était stockée un peu moins que la moitié de la dotation d´obus pour le bloc, ça veut dire quelques 2600 obus du calibre de 10 cm. Maintenant, c´est les expositions que nous installons dans ces endroits.

Déjà avant la première salle la galerie d´accès avec la voie ferrée a du être coupée par les deux portes étanches, formant un SAS. Pendant les combats le bloc a pu être mis sous pression, pour que les gas nocifs peuvent sortir à l´extérieur. Le SAS assurreait pour que l´air du bloc ne rentre pas dans les galeries d´ouvrage.

La cage d´escalier et de l´ascenseur méne en haut dans le bloc d´artillerie. A droite se trouve la salle de machines de l´ascenseur, aves les traversées pour les câbles de traction. A gauche se trouve la chambre des groupes convertisseurs, étant donné que les moteurs de la tourelle fonctionaient avec le courant continu. Nous monterons 99 marches d´escalier pour rejoindre l´étage intermédiaire de la tourelle.

Dans un puits rond, d´une profondeur de 11 mètres et du diamètre de 8 mètres la tourelle, armée avec deux obusiers de 10 cm a du être placée. En 1938 dans l´usine Škoda à Plzeň deux exemplaires étaient presque finis. Le poids total de la tourelle était de plus que 440 tonnes (120 tonnes pour la partie tournante, 120 tonnes pour le contrepoids, et le reste pour les machines et parties fixes). Les parties sortantes du bloc étaient fabriquées d´acier pour le blindages de la meilleure qualité. Elles doivent résister même au plus grands calibres d´obus et de bombes de l´époque. Deux obusiers de 10 cm avaient la portée de 11 950 mètres. La cadence de la tourelle était entre 15 et 20 coups par minute, et encore plus pendant les périodes courtes. La tourelle peuvait tourner avec la vitesse de 1 tour (360°) par minute grâce à ses moteurs électriques, et de sortir en batterie (70 centimètres) en 9 secondes. C´était l´arme principale et plus efficace de l´ouvrage. Ses tir protégeaient la vallée de Králíky, et renforceait les feux d´ouvrages de Adam et de Hůrka. Parmi ses cibles se trouvait aussi la gare de Mittelwalde en Allemagne (aujourd´hui Miedzilesie en Pologne). Vous pouvez vous imaginer l´éfficacité de cette tourelle, qui a pu couvrir avec ses feux une superficie de 448 km2. En 1938 la tourelle n´était pas encore à sa place, donc l´ouvrage était incapable d´accomplir ses missions.

L´étage supérieur du bloc servait pour la préparation des obus, et surtout comme le magasin pour munition M3, comptant 800 obus de 10 cm. A l´étage inférieur se trouvait la salle de neutralisation, les dortoir pour quelques hommes d´équipage en permanence, WC et lavabos, la chambre du chef du bloc, et les magasins.

Nous sommes arrivés au bout de la galerie principale, après avoir parcouru a peu près un kilomètre du bloc d´entrée. Nous sommes passés sous la crête du sommet. Au dessus de nous la pente descent dans la vallée en direction du village de Lichkov. Pour respecter le toit de sécurité de 16 mètres au-desus des galeries, la partie suivante des galeries a du être dénivellée par la cage d´escalier de compensation. Pour que nous puissions continuer vers les blocs K – S 21, et K – S 23, nous devons descendre les 74 marches (14 mètres) plus bas, et continuer après par des galeries plus petites. Au desus de la cage d´escalier de compensation se trouve l´entrée de l´issue secrète, haute de 17 mètres qui a fonctionnée grâce à un système de réplacement du matériel (voir le tableau avec le dessin). La cage d´escalier de compensation avant avoir reçu le garde-fou était l´endroit le plus dangereux de l´ouvrage, avec plusieurs blessés, et même les morts.

L´intérieur du bloc d´infanterie (plutôt de l´observatoire) K – S 23 n´est pas accessible au public. Il avait l´armement sous cloches seulement: Cloche avec jumelage de mitrailleuses, et cloche GFM – guet, fusil-mitrailleur. Le troisième cloche était une cloche d´observation (VDP – vision directe et périscopique). C´était l´observatoire principal de l´ouvrage de Bouda, et aussi un observatoire important pour toute l´artillerie de forteresse dans l´éperon de Králíky. L´équipage de ce bloc comportait 19 hommes.

Pour le public averti le bloc d´infanterie K – S 21 a été rendu accessible, pendant les circuits de visiteurs complets. Ce bloc était armé de trois jumelages de mitrailleuses Mle 37. Deux dans les créneaux sous béton et un dans la cloche pour le jummelage. L´autre armement étaient deux fusils-mitrailleur Mle 26. Un dans un créneau sous béton, l´autre dans une cloche GFM. L´équipage était de 21 hommes. Le bloc a une sortie de secours, protégée par le créneau pour le fusil, et ménant dans la fossé diamant sous les créneaux principaux. Il y avaient dans le bloc deux magasins pour les cartouches de mitrailleuses, salle de neuralisation, les dortoirs pour les hommes et sous-officiers, le magasin pour les grenades à main, le magasin pour la nourriture, la chambre du chef du bloc, la chambre pour le téléphoniste, WC et lavabos.

Après l´occupation de Sudètes, quelques uns d´ouvrages étaient accessibles au public, pour que les nazis peuvent montrer à leurs compatriotes l´ampleur de leur victoire, gagné par la voie diplomatique. Même Adolf Hitler a visité les fortifications. Il s´est rendu dans les environs de Králíky encore en 1938. Il est intéressant que les fortification tchécoslovaque sont les seules fortifications européennes, visitées par Adolf Hitler à plusieurs reprises.

Déjà à partir d´octobre 1938 l´armée allemande s´exercait sur les fortifications. Elle a essayée les nouveaux types d´armes, et de munition, utilisées contre les fortifications, et exercée la tactique pour attaquer les blocs de combat des ouvrages. Ces connaissances étaient largement utilisées peux après pendant les combats contre les fortifications en Belgique, en France et en Grèce.

Le destin a voulu quand même que les fortifications tchécoslovaques subissent les vrais combats. Ça c´est passé en 1945 dans les environs de Ostrava, où l´armée allemande a réparée en vitesse certaine partie du système de fortification tchécoslovaque qui formait la partie d´un système très profond de leur fortification de campagne. L´armée allemande se défandait avec vigueur contre l´Armé Rouge qui avançait. Même si l´Armé Rouge présentait une force extraordinaire à cette époque, ses essais de rompre la défence allemande d´un seul coup s´éffondraient avec beaucoup de pertes. Il a falu quelques jours de combats et beaucoup des pertes pour anéantir une casemate ou bloc d´ouvrage. Les combats ont duré un mois, quatre fois plus longtemps que les officiers russes supposaient.

Même les Alliés à l´Ouest ont rencontré l´ancien armement de la fortification tchècoslovaque dans les bunkers du Mur d´Atlantique (il s´agissait surtout du canon antichar Mle 36, le fusil-mitrailleur Mle 26, et mitrailleuse Mle 37. Les obstacles antichar sur les plages étaient en provenance de la fortification tchécoslovaque...

La fortification tchécoslovaque était loin d´être terminée, mais nous pouvons dire que ella a appartenue dans les années 30 du siècle dernier, entre les meilleurs et plus modernes fortifications construites dans le monde. Dans le cas d´un conflit en automne 1938 elle n´était pas capable d´accomplir tous ses devoirs, comme il était prévu, mais malgré cella, elle formait un obstacle sérieux sur les voies d´accès de l´ennemi dans l´arrière-pays de la Tchécoslovaquie.

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